TvQuran

  > > > ,

 
LinkBack
2016-12-29, 03:52 PM : 1







  la fleur

la fleur

 


Les bacilles gram ngatif hmophiles ou exigeants

Chapitre 9 - Les bacilles gram ngatif hmophiles ou exigeants

Les bactries hmophiles forment un groupe htrogne de petits bacilles qui ne cultivent que sur des milieux enrichis en sang ou en extraits sanguins. Certaines appartiennent la flore normale des muqueuses ; d'autres, Haemophilus influenzae, Bordetella pertussis, sont des pathognes.
9.1 Genre gemophilus
9.1.1 Caractres gnraux
Les Haemophilus sont de petits bacilles gram ngatif, arobies-anarobies facultatifs, immobiles, non sporuls, qui exigent pour leur croissance un ou deux facteurs prsents dans le sang et dans les tissus animaux :

  • Le facteur V (lettre v majuscule), thermolabile est le coenzyme 1 ou Nicotinamide- Adnine-Dinuclotide (N.A.D.).
  • Le facteur X (lettre x majuscule) ou hmine, thermostable est une ferroprotoporphyrine.
    Plusieurs Haemophilus sont pathognes pour l'homme. Le principal est Haemophilus influenzae.

9.1.2 Hamophilus influenzae
9.1.2.1 Habitat
Dcouvert en 1892 par PFEIFFER qui pensait avoir trouv l'agent de la grippe, H.influenzae est un commensal de l'arbre respiratoire suprieur, au moins sous sa forme non capsule. La forme capsule de type b, la plus pathogne, pourrait tre parasite strict de l'espce humaine et transmise par voie respiratoire.
9.1.2.2 Pouvoir pathogne

  1. Chez le jeune enfant :
    H.influenzae provoque des rhinopharyngites qui peuvent se compliquer de sinusites et d'otites (H.influenzae est l'agent le plus frquent des otites moyennes, immdiatement suivi par le pneumocoque). Par voie hmatogne, il peut atteindre les mninges et provoquer une mningite (enfant de moins de 3 ans). Occasionnellement il peut tre responsable de laryngite et de laryngo-trachite et d'piglottite.
  2. Chez les sujets moyens de dfense diminus :
    Il peut tre responsable de bronchites (chez les bronchitiques chroniques), de pneumonies, d'arthrites (plus rarement d'endocardites).

9.1.2.3 Etude bactriologique

  1. Microscope
    Dans les produits pathologiques, H.influenzae se prsente sous la forme de tout petits bacilles gram ngatif, d'aspect coccobacillaire, groups en amas, en courtes chanettes. Les souches virulentes sont capsules (comme pour le pneumocoque).
  2. Culture
    H.influenzae exige pour sa croissance les facteurs X et V qui sont prsents dans la glose au sang cuit (glose chocolat) ou dans la glose ordinaire additionne d'extrait globulaire. Les colonies apparaissent en 24-48 heures.
  3. Caractres biochimiques
    L'tude des caractres biochimiques n'a pas d'intrt pour le diagnostic mais un intrt pidmiologique pour diffrencier les biotypes. Celui-ci repose sur l'exigence en facteurs X et V, et sur la mise en vidence des caractres antigniques.
  4. Structure antignique
    Lorsque H.influenzae est capsul, la capsule est de nature polysaccharidique. Il existe, en fonction de la structure antignique de la capsule, 6 types : a, b, c, d, e et f. Comme pour S.pneumoniae, le srotypage de H.influenzae l'aide d'immunserums spcifiques se fait par le phnomne du gonflement de la capsule. Le type b est de loin le plus pathogne.

9.1.2.4 Diagnostic bactriologique
Le diagnostic est uniquement direct. Les prlvements consistent en scrtions bronchiques prleves par brossage bronchique protg, pus, sang, liquide cphalo-rachidien.

  1. L'examen microscopique est souvent trs vocateur. Les bacilles peuvent tre identifis directement sur le frottis par immunofluorescence. En cas de mningite, la contre-immuno-lectrophorse ou l'agglutination de particules de Latex portant des anticorps anticapsulaires de type b permet d'identifier la prsence d'antigne dans le liquide cphalo-rachidien.
  2. La culture se fait sur glose chocolat et l'identification ultrieure des colonies, par l'exigence en facteurs X et V, et par la mise en vidence de l'antigne capsulaire. Elle sera toujours complte par une recherche de la sensibilit aux antibiotiques, notamment l'ampicilline (existence ou non d'une betalactamase) et au chloramphnicol.

9.1.2.5 Traitement
Le problme thrapeutique est surtout celui des mningites car 10 20 % des souches de H.influenzae sont rsistantes l'ampicilline, par production de btalactamase d'origine plasmidique. Le traitement de premire intention, en attendant les rsultats du laboratoire, repose soit sur le chloramphnicol soit sur une cphalosporine non inactive par la btalactamase de la bactrie, par exemple une cphalosporine de 3e gnration comme le cfotaxime.
Maintenant, une vaccination anti-Haemophilus efficace est disponible. L'antigne vaccinal est constitu de polysaccharide de H.influenzae de type b. Le but de la vaccination est de protger les enfants de la forme la plus grave de l'infection H.influenzae, la mningite. Il est ncessaire de vacciner les enfants avant 6 mois pour qu'ils aient une protection immunitaire efficace pendant la priode de risque maximal situe entre 6 et 11 mois. Parce qu'avant 6 mois le systme immunitaire n'est pas compltement mature, plusieurs injections sont ncessaires pour obtenir des rponses immunitaires satisfaisantes.
Depuis la gnralisation de la vaccination en France, l'incidence annuelle des manifestations invasives (mningites, epiglottites) dues Haemophilus influenzae de srotype b est passe de 21-25 pour 100.000 enfants gs de 0 4 ans moins de 4 pour 100.000. L'incidence annuelle des mningites H.influenzae de srotype b pour l'ensemble de la France est maintenant de 2 pour 100.000 enfants de la mme tranche d'ge (Peltola, Clin. Microbiol. Rev. 2000 ; 13 : 302-317).
9.1.3 Autres haemophilus

  • H.ducreyi est l'agent du chancre mou, une maladie sexuellement transmise, qui aprs une incubation d'une semaine en moyenne se traduit par une ulcration gnitale, profonde, inflammatoire et douloureuse et des adnopathies satellites galement douloureuses le plus souvent unilatrales (classique bubon). Pour sa culture in vitro, le bacille exige le facteur X seulement.
    Le chancre mou qui avait presque disparu de France est rapparu en 1973. A Paris, depuis cette date, prs de 2000 cas ont t signals : traitement par l'association sulfamthoxazole-trimthoprime (Bactrim) pendant 3 semaines (MOREL P., CASIN I., GANDIOL C., VALLET C., et CIVATTE J. Epidmie de Chancre mou : traitement de 587 malades. La Nouv. Presse Mdicale 1982, 11,655-656).
  • H.aegyptus ou bacille de KOCH-WEEKS est l'agent de conjonctivite pidmique dans les rgions tropicales. Il exige les facteurs X et V.
  • H.parainfluenzae est un commensal du rhinopharynx. Il peut tre responsable d'endocardite infectieuse. Il exige le facteur V seulement.
  • H.haemolyticus et parahaemolyticus sont des commensaux du rhinopharynx. Ils peuvent tre associs des infections de l'arbre respiratoire suprieur. Comme leur nom l'indique, ils sont hmolytiques sur glose au sang.

9.2 Genre bordetella

Les Bordetella sont de petits bacilles gram ngatif, arobies stricts qui comprennent trois espces : d'une part, B.pertussis qui est responsable de la coqueluche, d'autre part, B.parapertussis et B.bronchiseptica qui sont habituellement sans pouvoir pathogne pour l'homme.
9.2.1 Bordetella pertussis
9.2.1.1 Habitat
Dcouvert par BORDET et GENGOU en 1900, B.pertussis est un parasite strict de l'espce humaine. Il se transmet directement d'individu individu par voie arienne.
Les malades sont les sources principales de contamination mais il peut y avoir des porteurs sains.
9.2.1.2 Pouvoir pathogne

  1. Physiopathologie
    Aprs pntration par voie arienne, B.pertussis adhre la surface de l'pithelium tracho-bronchique et s'y multiplie rapidement. Il n'y a pas de diffusion sanguine. La lyse bactrienne libre une toxine qui irrite les cellules superficielles (catarrhe) et provoque la lymphocytose. Plus tardivement il y a ncrose de l'pithlium avec infiltration de polynuclaires, inflammation pribronchique et pneumonie interstitielle. La surinfection secondaire par Staphylococcus aureus ou Haemophilus influenzae peut conduire la pneumonie. L'obstruction des petites bronches par des bouchons muqueux est responsable d'atlectasie.
  2. Clinique
    L'incubation silencieuse dure 2 semaines. Elle est suivie d'une priode dite catarrhale qui dure 1 2 semaines. Elle est marque par une fivre modre 37,5-38 C., une toux sche. Le malade est trs contagieux. Vient enfin la priode des quintes qui dure 3 6 semaines. Elle est caractrise par des pisodes de toux spasmodique, suivie d'apne et d'inspiration bruyante (chant du coq). Ces pisodes qui fatiguent considrablement le malade, peuvent tre associs des vomissements, de la cyanose et des convulsions. C'est une infection grave chez le nourrisson et le sujet g. Il y a une hyperlymphocytose (16 000 30000 par mm3). La convalescence est longue.

9.2.1.3 Etude bactriologique

  1. Microscope
    Petit bacilles gram ngatif d'aspect coccobacillaire, B.pertussis ressemble H.influenzae. Les souches virulentes sont capsules.
  2. Culture
    L'isolement de B.pertussi ncessite des milieux complexes, trs enrichis. Le milieu de culture le plus employ est le milieu de BORDET-GENGOU (pomme de terre-sang-glycrine). Les colonies n'apparaissent qu'en 2 3 jours seulement. Elles sont petites, en gouttes de mercure , entoures d'une petite zone d'hmolyse. Aprs repiquages, les colonies deviennent rugueuses, les bacilles perdent leur capsule et leur virulence.
  3. Caractres biochimiques
    B.pertussis est un arobie strict qui ne ncessite ni facteur X ni facteur V.
  4. Les substances labores
    Deux substances jouent un rle important dans la physiopathologie :
    • La toxine pertussique (Ptx) qui permet la fixation (rle d'adhsine) aux cellules cilies de l'arbre respiratoire et provoque la transformation de l'ADP en AMP cyclique (rle de la toxine), ce qui entrane une hyperscrtion de mucine et la mort cellulaire.
    • L'adnylate cyclase qui renforce l'action de la Ptx.


Deux substances jouent un rle dans l'adhrence aux cellules de l'arbre respiratoire : Ptx (cf. plus haut) et l'hemagglutinine filamenteuse (FHA).
9.2.1.4 Diagnostic bactriologique
L'isolement de B.pertussis est difficile parce que le diagnostic n'est suspect qu' la priode des quintes o il y a peu de bacilles, et parce que B.pertussis pousse difficilement.
Les prlvements consistent (1) en mucosits bronchiques mises au moment de la toux et qui sont recueillies directement sur le milieu de culture devant la bouche du malade, (2) en couvillonnage nasal ou (3) en aspiration des mucosits bronchiques. La culture se fait sur milieu de BORDET-GENGOU et les colonies isoles sont identifies par agglutination sur lame.
En pratique, le diagnostic est clinique (quintes lymphocytose) et pidmiologique (notion de contage).
9.2.1.5 Traitement

  1. Traitement curatif
    B.pertussis est sensible de nombreux antibiotiques (rythromycine). Malheureusement, l'antibiothrapie n'influence pas l'volution clinique de la maladie, vraisemblablement parce qu'elle est commence trop tard. Elle pourrait avoir un effet prventif sur les complications infectieuses et sur la transmission du germe l'entourage.
  2. Traitement prventif
    • Vaccin germes entiers :
      Le vaccin anticoquelucheux germes entiers est une suspension tue de B.pertussis capsul virulent.
    • Vaccins acellulaires : contiennent au moins les antignes Ptx et FHA.
      Le vaccin germes entiers est administr en primo-vaccination ds le 3me mois de la vie en association avec les anatoxines diphtrique et ttanique en 3 injections 1 mois d'intervalle. La vaccination est efficace. Elle donne lieu, dans un faible pourcentage de cas, des ractions neurologiques parfois graves (encphalopathies). Le vaccin acellulaire est administr lors des rappels.

9.3 Genre brucella
9.3.1 Dfinition
Les Brucella sont de petits bacilles gram ngatif, arobies stricts, oxydase positifs qui comprennent trois espces principales Brucella melitensis, Brucella abortus, Brucella suis, qui sont responsables d'une maladie animale transmissible l'homme, la brucellose (Fivre de Malte).
9.3.2 Habitat
Les Brucella sont des parasites des mammifres. Brucella melitensis infecte principalement ovins et caprins, B.abortus, les bovins et B.suis, les porcs. La transmission interanimale se fait par voie digestive, arienne, gnitale. La transmission par voie digestive, cutane, arienne l'homme est accidentelle (maladie rurale et professionnelle).
9.3.3 Pouvoir pathogne naturel
9.3.3.1 Chez l'animal
Les Brucella sont responsables d'infections gnitales avec avortement chez les femelles et lsions testiculaires chez le mle. Il existe de nombreuses formes inapparentes.
9.3.3.2 Chez l'homme
Les Brucella sont responsables de septicmie subaigu (fivre ondulante sudoro-algique) avec localisations viscrales multiples (articulaires, neuro-mninges, etc).
9.3.4 Diagnostic
9.3.4.1 Le diagnostic direct
Il repose sur l'isolement du germe par hmoculture la phase septicmique de la malade, par ponction ganglionnaire etc La culture est souvent trs lente.
9.3.4.2 Le diagnostic indirect
Il repose sur le srodiagnostic de Wright : recherche d'anticorps agglutinants dans le srum des malades. Un taux suprieur 1/40 est significatif. Il est galement possible de rechercher l'existence d'une hypersensibilit cutane la mlitine (filtrat de culture de B.melitensis) par intradermoraction. Celle-ci est positive en 24-48 h chez les sujets qui ont t exposs aux Brucella.
9.3.5 Traitement
9.3.5.1 Le traitement prventif
Il consiste en un dpistage srologique par les vtrinaires des animaux infects et l'abattage de ces animaux.
9.3.5.2 Le traitement curatif
(Chez l'homme) repose sur l'administration de ttracycline employe seule ou en association avec soit la streptomycine soit la rifampicine. Le traitement doit tre suffisamment prolong (4 6 semaines) pour radiquer les bacilles persistants intracellulaires.
: - : ,









()

(Tags)
bacilles, exigeants, gram, hmophiles, ngatif




09:17 PM

- - -

!~ ~!
Powered by vBulletin® Copyright ©2000 - 2018, Jelsoft Enterprises Ltd.
Content Relevant URLs by vBSEO TranZ By Almuhajir
sitemap

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88